Collection « Sillages »

  • À l’ombre de l’Ararat
  • Moi, Naraa, femme de Mongolie
  • Carpates
  • Âme du Gange (L’)
  • Pèlerin de Shikoku (Le)
  • Ivre de steppes
  • Damien autour du monde
  • Tu seras un homme
  • Arctic Dream
  • Road Angels
  • L’ours est mon maître
  • Sous les yourtes de Mongolie
  • Cavalier des steppes
  • Odyssée amérindienne (L’)
  • Routes de la foi (Les)
  • Aborigènes
  • Diagonale eurasienne
  • Brasil
  • Route du thé (La)
  • Dans les pas de l’Ours
  • Kamtchatka
  • Coureur des bois
  • Aux quatre vents de la Patagonie
  • Siberia
  • Sur la route again
  • À l’écoute de l’Inde
  • Seule sur le Transsibérien
  • Rivages de l’Est
  • Solitudes australes
  • Espíritu Pampa
  • À l’auberge de l’Orient
  • Sans escale
  • Au pays des hommes-fleurs
  • Voyage au bout de la soif
  • Errance amérindienne
  • Sibériennes
  • Unghalak
  • Au vent des Kerguelen
  • Nomade du Grand Nord
  • Sous l’aile du Grand Corbeau
  • Au cœur de l’Inde
  • Pèlerin d’Orient
  • Pèlerin d’Occident
  • Souffleur de bambou (Le)
  • Volta (La)
  • Par les sentiers de la soie
  • Atalaya
  • Voie des glaces (La)
  • Grand Hiver (Le)
  • Maelström
  • Au gré du Yukon
Couverture

Moi, Naraa, femme de Mongolie
Naraa Dash


Ce que Naraa Dash ignore durant l’enfance, c’est que la maladie emportera sa mère et trois de ses frères, c’est que la chaleur nomade atténuera la rigueur d’un climat implacable, c’est que la chape de plomb soviétique scellera le destin de son peuple, et enfin que son père, brave et clairvoyant, s’évertuera à lui indiquer le chemin. Ce récit est celui de l’ascension d’une femme, de la pauvreté des steppes aux ors d’Oulan-Bator en passant par la France et son industrie du cinéma. De la yourte aux palaces, elle fait preuve d’ardeur pour se forger un destin, se faire une place dans un monde d’hommes, sans rien craindre. À 48 ans, elle a déjà eu plusieurs vies, qu’elle raconte avec la candeur de l’enfant pauvre qu’elle fut, puis avec le regard de l’adulte épanouie qu’elle est devenue. Son témoignage est une leçon de résilience qui ramène à la lumière, celle de la steppe.

Avec une préface par : Cécile de France

« Ma très chère Naraa,
Maintenant que j’ai lu ton récit, je comprends pourquoi tu es un être unique.
Je me souviendrai toujours du jour où j’ai fait ta connaissance. Nous préparions alors à Paris le tournage du film Un monde plus grand, de Fabienne Berthaud, et celle-ci m’avait dit : “Tu vas voir, Naraa est extraordinaire ; je veux la filmer et je ne vois personne d’autre qu’elle pour jouer son propre rôle.”
Alors, je t’ai rencontrée. Ton beau visage en forme de lune, ton regard pétillant et ton rire tonitruant m’ont impressionnée. Je me demandais comment autant d’énergie et de lumière pouvaient émaner d’un petit bout de femme comme ça. Et puis j’ai senti ta poigne solide et ta force mentale et je me suis dit que j’allais grandir en vivant cette aventure à tes côtés. C’est ce qui s’est passé. Mon instinct ne m’avait pas trompée, et voilà que maintenant je suis bouleversée par ton histoire, celle d’une petite fille qui devient une guerrière en se relevant de ses blessures. En nous livrant un récit intime, tu nous offres le pouvoir de comprendre l’incroyable résilience et le courage d’une jeune fille vivant dans les steppes mongoles – loin de nos vies confortables –, où la faim et le froid guettent chaque jour un peuple vaillant. Cet instinct de survie que tu aiguisais quotidiennement est devenue une force vitale que tu utilises à présent et dédies à ceux dont tu t’occupes, car, en plus de relever le défi d’endosser le rôle d’actrice pour la première fois de ta vie, tu faisais ton vrai métier, celui d’organiser et de gérer l’infrastructure et l’organisation du campement où était logée et nourrie l’équipe du tournage.
Je me souviens aussi de l’amour et de la tendresse qui émanaient de tout ton corps, ainsi que de ton écoute quand nous tournions des scènes intenses qui nous emmenaient au-delà de nos limites physiques et émotionnelles. J’ai retrouvé grâce à toi l’immense pouvoir réparateur du toucher et de la chaleur humaine qui ressourcent après avoir tout donné pour une scène. Et je n’oublierai jamais ce regard bouleversant que la caméra de Fabienne Berthaud et de Nathalie Durand ont réussi à capter quand, après la transe, mon personnage revient, déçu de n’avoir pas vu Paul, l’amour de sa vie. Comme une enfant au cœur pur, tu n’arrivais pas à voir la différence entre les émotions de mon personnage et les miennes. Ce regard de compassion est un vrai trésor car il n’est pas fabriqué. J’espère qu’il ne t’a pas trop coûté. En tout cas, il est à jamais inscrit dans ce film que nous aimons.
Puis, durant les trajets qui nous ramenaient au camp de base, après une journée passionnante, tu me racontais des bribes de ton histoire, que tu livres à présent au lecteur. Tu me disais vouloir écrire un livre, et tu as eu raison car tu es un exemple d’endurance et de bravoure pour toutes les femmes.
Avec mon amitié sincère. »

Établissement du texte par : Marc Alaux
Rédaction des notes par : Marc Alaux

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