Florence Debove


Chevrière à Castellane dans le Verdon – Alpes-de-Haute-Provence (France)
Année 2017
© Marie Debove

Née à Villeneuve-d’Ascq, dans la banlieue lilloise, en 1990, Florence Debove suit, à l’âge de 6 ans, ses parents qui décident de changer de vie pour reprendre une ferme dans le Lot. Avec son frère et sa sœur, elle découvre la vie à la campagne, participe aux travaux, aux soins des chevaux, des ânes et des chèvres. Après le baccalauréat, la jeune femme s’interroge sur son avenir. Elle se rend en Roumanie pour un séjour humanitaire et part à la rencontre des jeunes vivant dans les rues d’une petite ville près des Maramures. Elle participe ensuite à un projet de réinsertion pour des jeunes femmes ayant grandi dans les « orphelinats » de Ceausescu. À ce titre, elle apprend le roumain et voyage seule en Roumanie pendant ses vacances.

À son retour en France, Florence Debove s’engage dans un DUT Carrières sociales. Diplôme en poche, les débouchés ne lui offrent pas assez d’espace de liberté, de possibilité d’initiative et de contact avec la nature. Elle enchaîne alors les emplois saisonniers : serveuse, plongeuse, commis de cuisine, vendangeuse, avant de s’orienter finalement vers l’agriculture et l’élevage.

D’abord chevrière et fromagère en Ardèche, Florence Debove garde ensuite des troupeaux dans plusieurs fermes du sud-est de la France. Elle ponctue ces années de quelques voyages : en solitaire en Martinique, avec une amie au Maroc, avec une amie à travers l’Europe en stop, puis à vélo avec son compagnon. Elle rend visite à des bergers et bergères en alpage et décide d’acquérir suffisamment d’expérience pour suivre la même voie. Si elle remplit des carnets depuis qu’elle a l’âge d’écrire, c’est en parallèle de son travail de bergère que cette passion s’intensifie. Elle écrit sa vie quotidienne et ses pensées, dessine les paysages et les animaux.

Depuis 2017, Florence Debove est installée dans le Lot avec son compagnon, éleveur de brebis. L’été, elle part dans les Pyrénées avec sa chienne Noké pour garder des troupeaux en estive. Elle y prend des notes, fait des esquisses, qu’elle retravaille à son retour dans le Lot. Elle expose ses aquarelles, peintures à l’huile et pyrogravures dans les villages alentour.


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