Siphay Vera


Dans le parc national de l’Amazonie – État de Pará (Brésil)
Année 2011
© Morgan Monchaud
A poursuivi des éudes de marketing. Participant du tour du monde à vélo Solidream.

Né à Amiens en 1987, Siphay Vera, de sang chilien par son père et laotien par sa mère, passe la première partie de son enfance dans le nord de la France. Dès son plus jeune âge, il considère la voiture comme sa maison, quand sa mère parcourt avec lui toute la France. Après avoir déménagé dix fois, il s’installe dans le Midi où il arrive à l’âge de 11 ans. Il devient grand amateur de snowboard et n’hésite pas à délaisser le bord de mer pour les Alpes dès qu’il le peut. Dans sa station favorite des Sept-Laux, près de Grenoble, il acquiert un très bon niveau en faisant de ce nouveau sport une raison de vivre. Parallèlement, le jeune homme avide de sensations fortes entame des études de management commercial à l’IDRAC de Montpellier.

Siphay Vera se lance dans ses premiers voyages avec ses amis de longue date, Brian Mathé et Morgan Monchaud, en commençant par des randonnées en Croatie puis en Grèce. En kayak en Sardaigne, lors d’une balade à ski en Laponie ou à vélo en Corse, il prend goût à l’itinérance non motorisée. Il n’hésite pas à s’expatrier pour découvrir d’autres horizons, comme en Suisse ou au Chili, où il retrouve des membres de sa famille. Métis élevé dans la culture du Sud-Est asiatique, il a aisément atteint l’état d’esprit ouvert nécessaire au voyageur. Déjà, avec ses amis de toujours, un immense projet se prépare.

Sous l’impulsion de Morgan Monchaud, en compagnie de Brian Mathé, Étienne Houlès et Bertrand Dolci, Siphay Vera se lance le défi d’effectuer un tour du monde à vélo qui, dans le cadre du projet Solidream, durera trois ans. Partis en 2010, les cinq amis parcourent plus de 54 000 kilomètres sur leurs montures d’acier. Après l’Afrique de l’Ouest, ils embarquent d’Ushuaia sur un voilier en partance pour l’Antarctique. Après la traversée des Amériques à vélo, ils descendent à bord d’un radeau le Yukon sur 750 kilomètres, dans le sillage des chercheurs d’or du Grand Nord canadien. Les cinq voyageurs éprouvent la chaleur torride du Sahara et du bush australien, la touffeur suffocante de la sylve amazonienne et de la jungle cambodgienne, le froid intense de l’Altiplano bolivien et des hauts plateaux du Tibet. Trois années sans payer d’hébergement, riches en rencontres, où les compagnons de route ont connu l’hospitalité des Indiens d’Amazonie comme la générosité des nomades du Kirghizistan. Ils ont ainsi été conviés par plus de deux cent vingt familles à partager l’intimité de leur maison, de leur cahute, de leur yourte ou de leur bateau, et, peu à peu, leur aventure s’est mutée en un voyage extraordinaire, inoubliable.


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