Nicole Dubois-Tartacap


Égine – golfe Saronique (Grèce)
Année 2008
© Nicole Dubois-Tartacap
A travaillé dans la formation aérienne et effectué de très nombreux séjours en Grèce. Hellénophile.

Née en 1947 à Melun, Nicole Dubois-Tartacap a passé son enfance et son adolescence à Combs-la-Ville, entre un père enseignant et une mère au foyer. À son entrée en sixième au lycée de Montgeron, l’apprentissage du latin et de l’allemand l’enchantent, elle s’enthousiasme pour l’Égypte et les jardins suspendus de Babylone, s’initiera, un peu plus tard, au chinois. Mais surtout, elle se passionne pour les pérégrinations d’Ulysse et pour la guerre de Troie, qu’un professeur de français inspiré a la bonne idée de lire en classe à ses élèves. Les cartes postales que son père, professeur d’histoire épris de la Grèce, lui avait envoyées de ce pays qu’il visitait chaque été et dont il avait appris la langue, avaient déjà éveillé en elle un intérêt qu’Homère transformera en une passion naissante.

À la fin de ses études secondaires, Nicole Dubois-Tartacap se voit suggérer une carrière de professeur d’allemand. L’idée ne l’enthousiasmant guère, elle décide de se donner un temps de réflexion en travaillant pour une compagnie aérienne où elle pratiquera l’anglais et l’allemand, tout en réfléchissant à son avenir. Nous sommes à la fin des années 1960, à une époque où prendre l’avion est réservé à une élite sociale… et aux employés des compagnies aériennes qui bénéficient de la gratuité des vols. Elle n’était jamais sortie de France, et le monde s’ouvre à elle. Elle part en Suisse, en Allemagne, en Autriche, au Danemark, en Turquie…

Toutefois, c’est la Grèce qui, dès le premier voyage à destination d’Athènes et du golfe Saronique, sera pour Nicole Dubois-Tartacap une révélation. Elle y éprouvera, d’emblée, le sentiment très fort d’être arrivée chez elle. Dès lors, elle y retournera régulièrement plusieurs fois par an, pour de longs séjours ou un simple week-end. Parallèlement, elle découvrira, avec son mari, la Polynésie et le Mexique, Singapour, l’Indonésie d’avant le tourisme de masse, le Népal, Zanzibar, le Brésil ou la forêt amazonienne du Venezuela. Plus tard, avec ses enfants, le couple parcourra l’ouest des États-Unis.

Au fil des années, Nicole Dubois-Tartacap approfondit sa connaissance de la Grèce. Elle l’a vu évoluer, sans que sa culture ait fondamentalement changé. Elle s’y est fait des amis, a lu ses écrivains et ses poètes. Elle en a étudié l’histoire et la langue à l’Inalco, l’a parcourue en voiture, en bus ou en bateau, seule parfois, avec son mari et ses enfants souvent, qui se sont attachés, également aussi, à ce pays et à ses habitants. Jamais aucun autre paysage, aussi beau soit-il, aucun autre pays, ne lui a procuré le sentiment de plénitude qu’elle éprouve lorsque, sur le pont d’un bateau, elle reprend contact avec cette mer Égée qui la porte vers l’une des îles qu’elle va découvrir ou retrouver. Aussi, depuis quelques années, consacre-t-elle une bonne partie de son temps libre à la Grèce dont elle a fait sa seconde patrie.


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