Thierry Pacquier


Ghachowk – district de Kaski (Népal)
Année 2018
© Dominique Pacquier
Kinésithérapeute ayant vécu à la Réunion et en Nouvelle-Calédonie. A effectué deux fois le pèlerinage de Shikoku.

Né en 1962 à Khouribga, au Maroc, Thierry Pacquier grandit dans ce pays où son père travaille à l’extraction du phosphate entre Casablanca et Marrakech. Sa mère est alors employée dans la dernière base locale de l’Aéronavale. Durant ses onze premières années, l’enfant est ainsi bercé par la musique accompagnant les danseurs gnaouas, les youyous des femmes et les pétarades des fantasias. Le retour en France avec ses parents est douloureux et l’éloigne définitivement de ce qui était son paradis. L’intégration dans un pays qu’il ne connaît pas se révèle difficile, aussi n’aura-t-il de cesse, plus tard, d’essayer de retrouver les sensations et les joies de son enfance.

À 17 ans, passionné par la nature et les animaux, Thierry Pacquier part au Cameroun avec un ami directeur de parc zoologique afin de ramener des bébés gorilles orphelins qu’une Française a recueillis. Il retrouve l’Afrique, son intensité, ses parfums et la vie qui pulse, puissante. Les aventures qu’il y vit lui permettent de comprendre qu’il appartient à ce continent, même s’il y sera toujours un apatride et un nomade.

Après des études de kinésithérapie à Paris durant lesquelles il rencontre sa femme, Thierry Pacquier part pour la Réunion où il s’installe avec elle et leur première fille. Il y vit trois ans en famille tout en voyageant alentour, avant de s’établir en Nouvelle-Calédonie à la naissance de leur seconde fille, peu après les événements d’Ouvéa qui ont ensanglanté l’archipel. Seul kiné de la région, il ouvre alors un « cabinet de brousse » à 270 kilomètres de Nouméa. Son épouse, lui et leurs deux enfants voyagent alors beaucoup, notamment en Asie et en Afrique. En 1999, tous quatre s’installent au Népal pour une année sabbatique.

Puis, cinq années durant, Thierry Pacquier va consacrer six mois par an à parcourir le monde. C’est ainsi qu’il participe à une mission d’aide aux populations du Népal après le séisme de 2015. Cette expérience le bouleverse et lui donne un second souffle : il s’élance seul et à pied sur les 1 200 kilomètres du pèlerinage de Shikoku, au Japon. C’est pour lui l’occasion de mener une profonde réflexion sur sa vie et ses priorités. À son retour, le couple décide de tout quitter et de s’en aller sur les chemins et routes du monde pour une durée indéterminée. Il juge alors bon de commencer son errance en empruntant, ensemble cette fois, les chemins de Shikoku, avant de séjourner plusieurs mois en Inde.

Cette nouvelle existence est aussi l’occasion pour Thierry Pacquier de se consacrer à l’écriture et à la photographie.


© Transboréal : tous droits réservés, 2006-2018. Mentions légales.
Ce site, constamment enrichi par Marc Alaux & Émeric Fisset, développé par Pierre-Marie Aubertel,
a bénéficié du concours du Centre national du livre et du ministère de la Culture et de la Communication.