Élizabeth Guyon


Dans le parc Ditan – Pékin (Chine)
Année 2000
© Élizabeth Guyon
Écrivain, comédienne et chanteuse à la télévision chinoise, experte assermentée de chinois.

Née à Nîmes, Élizabeth Guyon découvre naïvement la Chine à travers les films de Bruce Lee et, plutôt que le kung-fu, pratique le karaté dès l’enfance. Elle apprend le mandarin à l’université de Toulouse et poursuit ses études de langue et d’histoire de l’art chinois à Taipei (Taïwan), où elle séjourne trois ans. De retour en Europe, elle travaille comme interprète au tribunal de Rome. À cette occasion, elle découvre la détresse des clandestins chinois. Passionnée par les sonorités de la langue de Lao-Tseu, elle prend goût à l’écriture et compose des chansons qu’elle interprète sur un disque. Au début de l’année 1997, invitée par CCTV, la télévision nationale chinoise, elle s’envole pour Pékin où elle participe à sa première émission de variétés. Là-bas, repérée par un metteur en scène, elle joue un rôle dans un feuilleton en version originale et s’installe sur place, louant une chambre dans le modeste appartement de banlieue d’une Pékinoise et de sa fille. Les médias s’intéressent subitement à cette Française blonde aux yeux bleus qui parle couramment leur langue. Élizabeth Guyon enchaîne alors les tournages de séries télévisées aux multiples épisodes, où elle tient des rôles de premier plan. Ils lui permettent de pénétrer les coulisses du pays. Ce faisant, elle continue d’écrire les paroles de chansons qu’elle offre aux chanteurs de pop chinoise. Son titre « Xiaorong », dont l’interprétation par Li Jie est devenue célèbre, reste plusieurs semaines en tête du palmarès et obtient le prix de la deuxième meilleure chanson de l’année 1998. Au cinéma, Élizabeth Guyon tient le premier rôle féminin dans le film Chaodao, qui obtient le prix national Huabiao en 1998. La même année, elle devient présentatrice de l’émission « Arts Views » sur la chaîne CCTV 1. Elle apparaît régulièrement dans des émissions de variétés où elle interprète ses propres chansons et parfois des morceaux populaires chinois sur les chaînes télévisées du pays (Sichuan TV, Zhejiang TV, BTV Pékin, Shenzhen TV, Tianjin TV…). On la voit également sur Channel V, la chaîne musicale. Dans un studio d’enregistrement, elle rencontre Tao Qi, musicien célèbre et compositeur décrit comme le « Jean-Michel Jarre chinois », qui deviendra son compagnon.
Jusqu’à l’an 2000, Élizabeth Qi-Guyon visite les coulisses du show-business chinois, sujet du livre Pékin Pivoines qu’elle publie en 2003, mais elle est également confrontée aux problèmes de la bureaucratie, de la police, de la délation et de la xénophobie, dont rendait compte, dès 2002, son récit Pluie argentée. En 2003, un très grave accident l’oblige à marquer une pause de quatre années. Elle publie en 2007, sous son nom chinois de Sha-bai, le roman Petite-Fleur, dont l’héroïne est une jeune Chinoise qui vit clandestinement en France dans le monde de la restauration.


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