Julie Klein


Plaines de l’Est (Bolivie)
Année 2010
© Philippe Devouassoux
Ingénieur agronome. A marché sur les routes du thé en Chine.

Née à Strasbourg en 1983, Julie Klein reste marquée par les Vosges au sein desquelles elle a effectué ses premiers pas. Passionnée par les problématiques agricoles et environnementales des régions défavorisées, elle devient ingénieur agronome, diplômée d’AgroParisTech. Après avoir participé à des recherches sur la durabilité de l’agriculture pratiquée sur l’Altiplano bolivien, elle intègre Phytorestore, un bureau d’études qui conçoit des systèmes de dépollution par les plantes : ces stations d’épuration végétales, simples à mettre en place et à entretenir, pourraient aisément améliorer les conditions sanitaires et environnementales de nombreux pays.

Ayant découvert la joie de la marche et de la vie sauvage, Julie Klein répond très tôt à l’appel des sommets, dans les Alpes d’abord puis au cœur des Andes, en 2005, avec Philippe Devouassoux pour une année de découverte de l’Amérique latine. Ils y enchaînent les randonnées, les ascensions et surtout les rencontres quotidiennes avec les peuples andins. Cette échappée leur inocule une irrépressible envie de marcher. En 2009, ils voyagent donc ensemble le long de la route du thé et des chevaux en Chine. Les 2 500 kilomètres parcourus à pied sur ces réseaux historiques de communication les portent des plaines fertiles tropicales au fin fond du Tibet. Pour Julie, le voyage à pied permet ce que nul autre moyen de locomotion n’autorise : la communion totale avec le milieu et les paysages, la compréhension de la vie quotidienne de ses hôtes. Rédigé à quatre mains, le récit La Route du thé rend compte de ce cheminement.

Le succès de cette première grande marche conduit Julie Klein et son compagnon vers un nouveau départ en 2012. Toujours sur un itinéraire historique, le couple arpente cette fois les 2 000 kilomètres de la route de Sibérie, de la Grande Muraille jusqu’au lac Baïkal, à travers le désert de Gobi et les steppes mongoles, tirant derrière lui une carriole pour charrier l’eau indispensable à sa survie. Cette aventure conforte les sensations ressenties sur la route du thé et dispense de nouveaux enseignements : marcher et vivre dans un certain dénuement matériel, découvrir de nouveaux horizons et se sentir citoyens du monde, véhiculer paix et fraternité entre les peuples, accepter et donner de l’amour sans crainte, voilà qui est à présent ancré en lui.

C’est en 2013 qu’une opportunité professionnelle conduit Julie Klein en Martinique chez Safège, un bureau d’études en environnement. Cette découverte du monde antillais est un enchantement, particulièrement sur le plan musical : elle est également musicienne et travaille régulièrement comme intermittente du spectacle. Sa collaboration avec plusieurs groupes créoles lui ouvre de nouveaux horizons, au-delà de sa formation classique. La parenthèse caribéenne se referme mi-2014, alors que Julie accepte à Paris un poste d’ingénieur projet et innovation pour Degrémont chez Suez Environnement.


© Transboréal : tous droits réservés, 2006-2017. Mentions légales.
Ce site, constamment enrichi par Marc Alaux & Émeric Fisset, développé par Pierre-Marie Aubertel,
a bénéficié du concours du Centre national du livre et du ministère de la Culture et de la Communication.