Philippe Devouassoux


Sur la route du thé – Yunnan (Chine)
Année 2009
© Julie Klein
Responsable achats chez Servier. A marché sur les routes du thé en Chine.

Né à Chamonix en 1980, Philippe Devouassoux a naturellement été très tôt attiré par les sports en nature. Il s’initie dès l’enfance au ski et à la marche, puis à la randonnée à skis ou en raquettes l’hiver et, enfin, à l’escalade sur rocher et sur glace. Il délaisse pourtant les cimes enneigées et venteuses afin de poursuivre ses études et profite du cadre universitaire pour développer son esprit d’équipe grâce au rugby et voyager, notamment en Afrique du Sud, en Grèce et au Portugal.

Après l’obtention de son diplôme d’ingénieur en mécanique à l’École des mines d’Alès, Philippe part en 2005 avec Julie Klein pour une année de découverte de l’Amérique latine. Ils y enchaînent les randonnées, les ascensions et surtout les rencontres quotidiennes avec les peuples andins. Cette échappée leur inocule une irrépressible envie de marcher. En 2009, ils voyagent donc ensemble le long de la route du thé et des chevaux en Chine. Les 2 500 kilomètres parcourus à pied sur ces réseaux historiques de communication les portent des plaines fertiles tropicales jusqu’au fin fond du Tibet. Découvrir l’aspect historique des régions qu’il arpente est fondamental pour Philippe Devouassoux. Comment saisir l’actualité des pays traversés sans connaissance des échanges et des événements constitutifs de leur identité ? La marche est également un défi physique à ses yeux. Retrouver le goût de l’effort, être à l’écoute de son corps, comprendre la valeur de l’eau, habituer son organisme à la marche en suivant le rythme des saisons : quel meilleur moyen d’exister ? Rédigé à quatre mains, le récit La Route du thé rend compte de ce cheminement.

Le succès de cette première grande marche conduit Philippe Devouassoux et sa compagne vers un nouveau départ en 2012. Toujours sur un itinéraire historique, le couple arpente cette fois les 2 000 kilomètres de la route de Sibérie, de la Grande Muraille jusqu’au lac Baïkal, à travers le désert de Gobi et les steppes mongoles, tirant derrière lui une carriole pour charrier l’eau indispensable à sa survie. Cette aventure conforte les sensations ressenties sur la route du thé et dispense de nouveaux enseignements : marcher et vivre dans un certain dénuement matériel, découvrir de nouveaux horizons et se sentir citoyens du monde, véhiculer paix et fraternité entre les peuples, accepter et donner de l’amour sans crainte, voilà qui est à présent ancré en lui.

Entre deux voyages au long cours, Philippe Devouassoux travaille en tant que responsable achats pour divers industriels comme Alstom, Saipem ou Suez.


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