Philippe Lemonnier


Gare de Lyon – Paris (France)
Année 2001
© Philippe Lemonnier
Photographe et conférencier, Philippe Lemonnier témoigne de son goût pour l’ethnographie, religieuse ou populaire, et de sa réflexion sur le voyage à pied.

Né à Paris en 1953, Philippe Lemonnier passe un quart de siècle au service de l’entreprise mais, en 1997, il reconsidère son parcours professionnel et embrasse une nouvelle carrière aux antipodes de la précédente. Il choisit en effet de se consacrer alors aux aventures humaines et, faisant une large place au voyage à pied, il oriente ses travaux à vocation ethnographique vers la thématique des hommes et de leur métier, du nomadisme, des voyages et des voyageurs (dont les écrivains-voyageurs). Alliant la photographie à l’écriture, il place son travail sous le signe de l’altérité et de la rencontre.
Il parcourt la Grèce et les Açores pour le compte de tour-opérateurs, raconte en images la vie d’un livre pour le conseil général de Seine-et-Marne, la vie d’une carte pour l’Institut géographique national et les métiers de la presse et de l’édition pour le groupe Havas. Il traverse la France, à pied, du nord au sud, le long de la Méridienne verte dans le cadre de la Mission 2000, parcourt Paris le 14 juillet 2000 pour témoigner de l’« Incroyable Pique-nique », refait le voyage dans les Cévennes de Robert Louis Stevenson pour un éditeur de guides pédestres et arpente les chemins de halage du canal de l’Ourcq pour la municipalité de Tremblay-en-France.
En 2001, il part seul, vers Saint-Jacques-de-Compostelle, par des chemins oubliés : 1 300 kilomètres parcourus en 43 jours avec à peine 5 kilogrammes sur le dos et pour seul viatique le goût de la liberté. De ce voyage au long cours est né Le Chemin oublié de Compostelle (Arthaud, 2004), qui revisite les légendes de saint Jacques, raconte l’histoire de ce pèlerinage millénaire et relie la vie des pèlerins du Moyen Âge à sa propre pérégrination.
Il consacre son deuxième ouvrage, Le Voyage à pied, Chroniques de la pérégrination (Arthaud, 2007), au voyage à pied et à ses protagonistes : écrivains-voyageurs, voyageurs antiques, pèlerins, compagnons du tour de France, évadés.
Parallèlement, il s’immerge plusieurs mois dans le monde des cordonniers, les bouifs de Romans-sur-Isère, « capitale de la chaussure de luxe ». Ni travail sur l’histoire, ni travail de mémoire, Des gestes et des mots, à travers la photographie en noir et blanc et l’écriture, est un travail mené sur l’instant dont l’objectif, à la demande des collectivités locales, a été de dessiner les contours de « l’identité cuir et chaussure » de Romans aujourd’hui. Une partie de ce travail a fait l’objet, en octobre et novembre 2007, d’une exposition urbaine : 400 panneaux électoraux ressortis pour l’occasion ont accueilli une série de 25 photographies reproduites sur des affiches grand format. Il prépare un voyage à pied au fil du Danube.


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