Florent Mercier


Sur la ferme familiale du Pont-de-l’Arche, près de Bouchemaine – pays angevin (France)
Année 2009
© David Mercier
Éleveur de blés et de vaches. A effectué avec François Aubineau un tour de l’Europe de l’Ouest à pied.

Né à Pithiviers en 1980, Florent Mercier grandit en Anjou sur la ferme familiale biologique. Adolescent il parcourt chaque été les massifs français avec l’un de ses parents pendant que l’autre reste dans le bocage angevin pour s’occuper du troupeau laitier : une vingtaine de vaches brunes des Alpes. Passionné par cette race suisse, il traverse l’Oberland à la rencontre des éleveurs de la brune d’origine. Au retour de ces marches itinérantes, il partage ses souvenirs avec François Aubineau, ami de lycée. Tous deux décident d’entreprendre un voyage à pied sur les chemins de l’Europe de l’Ouest, qu’ils vont arpenter de juin 2001 à décembre 2002. En un an et demi d’itinérance, les deux marcheurs parcourent ainsi près de 10 000 km. Ils traversent d’abord la France rurale des schistes de la Loire aux calcaires du Vercors, les Alpes suisses par la Strada Alta, l’Autriche à l’occasion de la fête des moissons arrosée de toasts au schnaps, la Slovénie et les forêts enneigées du Triglav, les plaines toscanes d’Italie, la péninsule Ibérique au cœur de l’hiver avec ses déserts espagnols en Murcie et la Serra da Estrella portugaise sous les averses de grêle. De Galice, ils passent en Irlande sur un voilier et reprennent leur marche en direction de l’Écosse où ils sont assaillis par les midges qui hantent les Highlands l’été. Après une autre traversée à la voile, ce seront la Norvège et ses monts Hardanger, la Suède avec ses tourbières versicolores, le Danemark, l’Allemagne où l’accueil chaleureux de paysans « alternatifs » les enchante, puis les Pays-Bas, la Belgique et enfin la France.
De retour à la ferme du Pont-de-l’Arche, Florent Mercier s’installe dans la foulée comme agriculteur avec ses parents. Il participe à des associations paysannes où il découvre la richesse de la biodiversité cultivée et sème dans ses champs plus de deux cents variétés de blé oubliées : poulard d’Auvergne, saissette de Provence, rouge du Morvan, blés d’Iran, de Suède, d’Espagne… Un travail qu’il relate dans un livre de témoignages : Voyage autour des blés paysans, édité par le Réseau Semences paysannes.


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