Lætitia Merli


Avec ma jeune amie Djaaka – lac Khövsgöl (Mongolie)
Année 2006
© Olivier Gascoin
Anthropologue et réalisatrice de documentaires, spécialiste du chamanisme mongol et sibérien.

Née à Aix-en-Provence en 1969, Lætitia Merli se passionne très jeune pour les voyages et les études. À 16 ans, elle parcourait l’Europe et, à 18, le Canada ; à 19 ans, elle participait au raid Paris/cap Nord et, à 20, ce fut le grand départ pour l’Afrique. Elle traverse trois fois le Sahara en 504 Peugeot, habite quelque temps à Niamey et à Lomé, part en expédition en Zodiac sur le fleuve Niger… Le quatrième voyage fut annulé pour cause de guérilla au sud de l’Algérie : pas de visa. Déprimée de ne pouvoir repartir en Afrique, avec un Bac+3 en marketing international en poche, elle part vivre quelque temps à Moscou. De là, elle voyage en Ouzbékistan et au Tadjikistan : c’était en 1992. Fascinée par ces pays au sortir de l’ère soviétique, elle rentre en France avec l’idée de reprendre des études et passe un DEUG de russe et une maîtrise d’ethnologie à l’université d’Aix-en-Provence, tout en faisant de petits boulots.
L’envie de partir reprend vite le dessus et la voilà embarquée pour la Guyane en vue de devenir institutrice chez les populations amérindiennes. Mais un an et demi d’humidité et de forêt a raison de sa patience… Les steppes d’Asie centrale s’imposent alors comme une évidence.
Rentrée à Paris en 1996, inscrite en DEA d’anthropologie à l’EHESS, elle commence à travailler sur le chamanisme mongol et sibérien. C’est ainsi qu’elle part pour la Mongolie en 1997 avec une bourse d’études d’un an. Rencontrant de nombreux chamanes, parcourant le pays des steppes et des montagnes, elle entreprend des recherches sur le chamanisme. De nombreux séjours et bourses se succèdent jusqu’au doctorat en anthropologie sociale et culturelle qu’elle passe en 2004. Depuis, elle enseigne l’anthropologie visuelle à l’université de Manchester et est partie en postdoctorat à Cambridge. Elle a fait plusieurs films sur le chamanisme en Mongolie et notamment sur l’initiation d’une Française auprès d’une chamane mongole (La Quête du son).
En 2007, elle crée l’association Gens de terrain qui a pour vocation d’aider les anthropologues à développer des projets de films documentaires, d’expositions de photographies et d’objets, d’installations son et image, ainsi que des projets d’édition à destination du grand public, de façon à faire connaître leurs recherches. Après avoir travaillé sur le film Shaman Tour, qui propose une approche du tourisme en Mongolie à partir du point de vue d’une famille d’éleveurs de rennes dont la mère est une chamane réputée, et assumé la direction artistique des éditions 2008 et 2009 du festival international Jean Rouch qui a pris place au musée de l’Homme, elle oriente ses recherches sur le chamanisme en république de Touva où, avec le photographe Ivan Boiko, elle a séjourné à l’été 2008.


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