Luc Adrian

Photographe et journaliste, spécialisé dans les sujets religieux et les portraits d’individus aux parcours singuliers. Pèlerin à ses heures.

Né en 1957, Luc Adrian a beaucoup cherché sa voie avant d’exceller comme photoreporter. Inapte aux maths, il passe un bac littéraire mais n’achève pas sa maîtrise sur Nietzsche. En lui brisant le genou, le parcours du combattant de Coëtquidan brise aussi ses espoirs de devenir officier de réserve ; en l’appelant Johnny, les adolescents délinquants dont il a la charge obèrent son service civil ; en lui proposant de rester, le maître des novices d’un monastère bénédictin le pousse à partir ; enfin, une cascade imprévue dans l’acte IV de Ruy Blas signe le glas de ses débuts au théâtre. En dépit du fait qu’il ne regarde pas la télévision, qu’il est l’un des rares journalistes à être nul dans la langue de Shakespeare et qu’il n’a jamais appris la photographie, Luc Adrian devient reporter à l’hebdomadaire Famille chrétienne. À ce titre, il n’a eu de cesse de dresser, de manière poignante voire inoubliable, le portrait de nombreuses personnes aux parcours tourmentés : Claude Forcadel, l’alcoolique converti, Danielle Huèges, l’ancienne détenue, Tim Guénard, l’enfant battu de Plus fort que la haine, et les protégés des franciscains du Bronx dans Des fleurs en enfer, publiés par les Presses de la Renaissance, auxquelles il est resté aussi fidèle qu’à son magazine. Ayant marché dès l’âge de 18 ans de Rouen au Mont-Saint-Michel et beaucoup écrit sur les pèlerinages, et parce que, au-delà des randonnées dominicales qu’ils entreprennent ensemble, sa femme et ses cinq enfants ont compris que c’était nécessaire à son équilibre, Luc Adrian s’autorise un pèlerinage tous les trois ans. Ce fut notamment de Sainte-Anne d’Auray à Lourdes en 1996 (c’est le sujet de Foi dite en passant), à Saint-Jacques-de-Compostelle en 1999 (voir le livre Compostelle) et, bientôt sans doute, le Tro Breiz.


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