Stéphane Courtois

Né en 1947, Stéphane Courtois est un historien spécialiste de l’histoire du communisme, directeur de recherche au CNRS (université de Paris-X) et professeur à l’Institut catholique d’études supérieures de La Roche-sur-Yon. Ayant milité de 1968 à 1971 dans l’organisation marxiste-léniniste maoïste Vive le communisme, qui changea de nom en 1969 pour devenir Vive la révolution, il entreprend des études de droit puis d’histoire sous la direction d’Annie Kriegel et rédige sous sa direction une thèse sur le Parti communiste français dans la guerre.

Stéphane Courtois fonde en 1982 la revue Communisme, qui réunit les contributions des spécialistes du sujet ; au CNRS, il dirige le GEODE, Groupe d’observatoire et d’études de la démocratie. Il est, enfin, directeur de la collection « Démocratie ou totalitarisme » aux éditions du Cerf.

Les travaux de Stéphane Courtois portent sur l’étude du phénomène totalitaire et plus spécifiquement du communisme – ses déterminants structurels, ses relais, son emprise idéologique et ses séquelles – en France et dans le monde, et ont soulevé bon nombre de polémiques, en particulier en 1997 au moment de la parution du Livre noir du communisme, qui mettait en lumière les exactions perpétrées au nom du progrès des peuples. La parenté que le chercheur établit entre les deux totalitarismes nazi (responsable d’un génocide de race) et communiste (pratiquant le génocide de classe) le situe dans la lignée intellectuelle de l’historien allemand Ernst Nolte. Controversées, passionnées, ses recherches posent la question du rapport entre la morale et la politique.


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