Dominique Simonneau


Au large du cap Farewell à la barre de Baloum Gwen – Groenland (Danemark)
Année 2006
© Patrick Gomes-Léal
Ancienne cadre supérieur dans l’industrie. A assuré le suivi de raids dans le Grand Nord européen et américain.

Née à Nogent-sur-Marne en 1947, Dominique Simonneau se passionne dès l’enfance pour la mer et le bateau, en pestant que la vie de marin soit encore fermée aux filles. De ses vacances bretonnes, la petite Parisienne gardera le regard tourné vers le large. À 10 ans, elle dévore récits de cap-horniers et de pêcheurs islandais, romans d’aventures polaires, traités de construction nautique et aventures de Tintin. À 13 ans, elle goûte aux joies du dériveur. À 17, elle décide ses parents à acheter un vieux voilier fatigué qui deviendra son minuscule complice de grandes croisières bretonnes, et embauche son père comme équipier.
Dominique Simonneau obtient son diplôme d’ingénieur et se fiance dans l’effervescence de mai 1968. Très vite, elle s’engage de front dans une riche vie professionnelle, comme négociatrice et chef de projet au service d’Areva, et dans sa vie de mère de deux filles. Ses enfants étudiant la musique, Dominique les accompagne en apprenant le violoncelle baroque. Elle met alors de côté sa première passion, et se consacre à la direction de projets industriels prestigieux, pour le compte d’Alstom Transport, principalement en Asie, plus précisément en Corée. Elle recevra avec fierté l’ordre national du Mérite.

Sitôt que ses enfants quittent le nid, l’appel du large se fait sentir. C’est ainsi qu’elle découvre les navigations au long cours, l’enchantement des glaces en Alaska, dans l’Arctique et dans le Grand Sud. En 2005, à l’âge où d’autres grands-mères rêvent d’une vie paisible, elle rejoint l’équipe de Diagonale Groenland, interrompt sa carrière de cadre supérieur et s’engage pleinement dans la préparation d’une expédition terrestre et maritime groenlandaise. Ce sera en 2006 l’aventure de Rendez-vous à Thulé, qui la conduira à son premier film et à sa rencontre avec son compagnon, Pascal Hémon. Fascinée par les glaces, séduite par les peuples qui vivent au-delà du cercle polaire, elle décide d’étudier la langue et la culture inuit à l’Institut des langues orientales. Son paradis sur terre est un village de la côte est du Groenland, dans le Scoresby Sund. C’est là qu’elle se plaît à retrouver la magie des navigations dans les forêts d’icebergs ou l’incroyable émotion des raids à ski-pulka sur la banquise.

En 2010, Dominique Simonneau soutient l’expédition « Marcheurs du Grand Nord » dans les territoires du Nord-Ouest canadien. En prélude à l’aventure, elle entreprend des recherches approfondies sur le journal de voyage de Samuel Hearne, sur la nation dènèe et les Inuit de la rivière Coppermine. Elle s’intéresse particulièrement aux pistes ancestrales et à l’histoire mouvementée des relations entre ces deux peuples. De cette expédition naîtra son second film, Marcheurs du Grand Nord, qu’elle dédie à ses deux filles et à ses deux petites-filles.


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