José-Marie Bel

Écrivain-voyageur épris de la Corne de l’Afrique. Directeur de l’Espace Reine de Saba à Paris.

Né à Briançon en 1951, José-Marie Bel a une enfance nomade. De 1953 à 1964, il grandit dans le sud du Maroc, où il découvre le Sahara, et à partir de 1966 aux Antilles. Il ne s’installe en France qu’en 1973. Mais en amateur de marche et de course à pied, il découvre le Yémen dès l’année suivante. Depuis, il a publié plusieurs ouvrages sur ce pays, son architecture et sa flore. Diplômé d’arts plastiques, d’architecture et d’ethnologie, il a notamment restauré la maison d’Arthur Rimbaud à Aden, où il a résidé plus d’un an, en collectant d’anciens documents relatifs à cette ville portuaire proche du détroit de Bab el-Mandeb. Cofondateur, avec Théodore Monod dont il devient l’ami dès 1986, d’Arabia Felix, le comité français de soutien aux actions de l’UNESCO au Yémen, il a aussi présidé l’association Les amis de Rimbaud de 1995 à 2000.

José-Marie Bel a développé dès l’âge de 8 ans un véritable goût pour le dessin, qui occupe une vraie place dans sa vie dès ses premiers voyages en Europe. Naît alors l’envie de représenter les autres, leurs rites, leurs fêtes, leur langage et leur identité sous la forme de carnets. Inspiré par l’œuvre d’Eugène Delacroix, les récits d’Isabelle Eberhardt et de Nicolas Bouvier ainsi que par l’engagement de Théodore Monod, il trouve dans cette occupation, durant les années 1970, une façon de lutter contre la solitude. Il réalise ainsi plus de 30 carnets enrichis de croquis, d’écrits, de notes et de collages sur l’Amérique du Sud, un îlot du Pacifique, l’Éthiopie ou encore son expérience du service militaire… Laisser une trace devient pour lui une nécessité ainsi qu’une manière d’exister.

La quête ininterrompue de ce touche-à-tout se poursuit à Brest, où José-Marie Bel réside depuis 2005 et mène d’ambitieux projets à l’occasion des fêtes maritimes. En 1996, il fait découvrir aux Brestois l’épopée des corsaires malouins qui, entre 1705 et 1708, rapportaient via la Somalie, l’île de Socotra et Madagascar le café troqué au Yémen. En 2000, après trois années d’efforts, il organise l’arrivée à Brest d’un boutre qu’il a fait construire et naviguer depuis la mer Rouge. En 2004, il effectue de longues recherches de terrain autour des lacs éthiopiens pour construire une dizaine de pirogues en papyrus, à la source du Nil bleu.

José-Marie Bel dirige l’Espace Reine de Saba, installé rue Pradier dans le XIXe arrondissement parisien, centre culturel dédié au sud de la péninsule Arabique et à la Corne de l’Afrique.


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