Julien Demenois


Orchha – Madhya Pradesh (Inde)
Année 2008
© Anne Heurtaux
Ancien élève de l’École nationale du génie rural, des eaux et des forêts, parti avec Anne Heurtaux sur les traces de ses ancêtres arméniens en Asie, du Liban à la Chine.

Né en 1977, Julien Demenois est originaire de Fontainebleau. Dès son plus jeune âge, il est bercé par les voyages que font ses parents, tout à la joie du camping-car ou des nuits à la belle étoile. Comme il poursuit des études d’ingénieur en agronomie puis en foresterie tropicale, sa formation professionnelle ne fait qu’accentuer cet attrait pour le voyage et l’étranger. Toutes les occasions sont mises à profit pour assouvir cette curiosité, du week-end en France aux stages hors de nos frontières. Les débuts, pourtant modestes, sont parfois difficiles : son tour du massif forestier de Fontainebleau s’achève prématurément, pour cause d’ampoules ; son séjour, seul, au Mexique, est écourté pour cause de nostalgie du pays. Il faut en passer par là avant de voler de ses propres ailes, mais à deux. Un galop d’essai a lieu en Inde en 2000 en compagnie d’Anne Heurtaux. C’est la découverte du paisible Ladakh puis du tumulte de Delhi. Très vite, les sorties s’enchaînent : en Guyane, au Cameroun et surtout en Inde lors de l’année universitaire 2000-2001. Ce séjour de six mois dans le Sud est celui qui finit de lui inoculer le virus des pérégrinations. Affecté en Guyane comme ingénieur forestier à l’Office national des forêts, Julien Demenois découvre la forêt amazonienne, ses habitants et de nouveaux modes de transport (pirogue, kayak, VTT). Toujours à l’affût d’un cours d’eau à remonter ou d’une belle sortie nature à réaliser, il enfourche en 2004, avec un ami, son VTT pour parcourir plus de 300 km en pleine forêt amazonienne, pour relier Saül, village de chercheurs d’or niché au milieu de la Guyane, à sa maison à Cayenne. De 2004 à 2006, il participe avec Anne Heurtaux à des remontées de fleuves et de rivières, en pirogue, de plusieurs semaines.
À la fin 2006, en quittant ce département d’outre-mer auquel ils restent l’un et l’autre attachés, ils décident de prendre plus de temps pour eux. Le voyage qu’ils ont réalisé de décembre 2006 à juin 2008 les a menés du Liban à l’Inde, sur les routes de la soie, à la recherche des traces arméniennes passées et présentes. Julien Demenois est petit-fils d’immigrés arméniens ; aussi ce projet a-t-il constitué une recherche de ses racines qui avait débuté avec l’apprentissage de la langue.
Dès son retour, Julien Demenois a retrouvé un emploi au sein de l’Office national des forêts, en lien avec l’application du protocole de Kyôto.


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