Ariane Wilson


Parc Monceau – Paris (France)
Année 2006
© Daniela Nardini
Architecte. A voyagé avec son violoncelle au Zanskar et un abri nomade au Japon.

Née à Etterbeek, en Belgique, en 1974, Ariane Wilson est de nationalité franco-britannique. Historienne et architecte de formation, violoncelliste de passion, vagabonde de sentiment, elle aime s’implanter, pour un temps seulement, dans les lieux variés en revêtant le camouflage de diverses fonctions. Étudiante en Angleterre, chercheuse de légendes en Indonésie, professeur d’anglais au Japon, bâtisseuse d’architectures de pisé en Autriche, pigiste à Paris, enseignante de la théorie de l’architecture à l’université d’Aix-la-Chapelle (Allemagne) de 2007 à 2013, elle enseigne dorénavant à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais et coédite la revue Criticat.

En août 2000, Ariane Wilson a traversé avec la photographe Maya Gratier les 400 kilomètres de la vallée himalayenne du Zanskar, portant sur son dos la charge inhabituelle… d’un violoncelle ! De l’instrument, qui témoigna dans les monastères bouddhistes du rôle de la musique dans les cérémonies et s’imprégna du plus essentiel des sons, le « Om » primordial, sont nées des improvisations insolites.

De janvier à mars 2004, Ariane Wilson a arpenté, en compagnie d’Aude Lerpinière, les chemins sacrés de l’île de Shikoku : un pèlerinage de 1 400 kilomètres dans les pas de Maître Kûkai, fondateur du bouddhisme Shingon, avec, pour seul toit, un simple et étonnant abri de toile. Plus récemment, elle s’est convertie d’une part à la marche urbaine critique et d’autre part aux grandes traversées cyclistes. Avec Thierry Lévy, elle effectue des voyages cyclo-musicaux en compagnie d’un violoncelle et d’un violon : concerts improvisés en bord de Baltique, dans des églises hantées par la présence de Bach, en pleine forêt, chez des hôtes spontanés, libraire, cafetiers, pasteurs, enseignants…

Conférencière pour le compte de plusieurs instituts français en Allemagne, Ariane Wilson partage sa vision du voyage, une forme de déplacement onirique où un objet d’expression artistique tient lieu d’intermédiaire entre une culture et elle, reflétant ainsi son cheminement.


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