
Absurdistan :
« L’évocation de Cuba ne laisse personne indifférent. L’île au “socialisme tropical” divise les opinions. Louée comme modèle par certains, dénoncée comme dictature par d’autres, ou appréciée par les étrangers pour sa musique endiablée, ses plages de sable fin et ses chicas bonitas, elle attire autant qu’elle répugne, mais, depuis la révolution, plus personne n’ignore son existence. Rares sont les pays de cette taille – 109 884 kilomètres carrés, soit la superficie de la Bulgarie ou environ deux fois et demie celle de la Suisse – dont on parle autant sur l’échiquier mondial. À défaut d’un éclairage routier digne de ce nom, ce véritable serpent de mer des Caraïbes peut se targuer de posséder une incroyable pléthore de héros internationaux. Le béret, le cigare, la barbe sont désormais des marques de fabrique qui font mourir d’envie n’importe quelle agence de marketing.
À chaque fronton d’usine ou de ferme d’État figure le visage du Che, une estampille sans date de péremption. Partout, le même dessin au pochoir accompagné de “Hasta la victoria siempre !” maintient en vie ce héros officiellement assassiné en Bolivie le 9 octobre 1967. Sa signature en trois lettres est invincible. Mort d’un homme, naissance d’un mythe. Assis sur ma selle, j’attends qu’il me parle. »
Havana blues (p. 41-44)
Le chameau cubain (p. 89-93)
Carmelo, le cycliste solitaire (p. 249-255)
« L’évocation de Cuba ne laisse personne indifférent. L’île au “socialisme tropical” divise les opinions. Louée comme modèle par certains, dénoncée comme dictature par d’autres, ou appréciée par les étrangers pour sa musique endiablée, ses plages de sable fin et ses chicas bonitas, elle attire autant qu’elle répugne, mais, depuis la révolution, plus personne n’ignore son existence. Rares sont les pays de cette taille – 109 884 kilomètres carrés, soit la superficie de la Bulgarie ou environ deux fois et demie celle de la Suisse – dont on parle autant sur l’échiquier mondial. À défaut d’un éclairage routier digne de ce nom, ce véritable serpent de mer des Caraïbes peut se targuer de posséder une incroyable pléthore de héros internationaux. Le béret, le cigare, la barbe sont désormais des marques de fabrique qui font mourir d’envie n’importe quelle agence de marketing.
À chaque fronton d’usine ou de ferme d’État figure le visage du Che, une estampille sans date de péremption. Partout, le même dessin au pochoir accompagné de “Hasta la victoria siempre !” maintient en vie ce héros officiellement assassiné en Bolivie le 9 octobre 1967. Sa signature en trois lettres est invincible. Mort d’un homme, naissance d’un mythe. Assis sur ma selle, j’attends qu’il me parle. »
(p. 13-14)
Havana blues (p. 41-44)
Le chameau cubain (p. 89-93)
Carmelo, le cycliste solitaire (p. 249-255)