
Les secrets de l’univers :
« Les pierres connaissent tout des secrets de l’univers. Elles contiennent, enfouie dans leur mémoire, la mystérieuse extase qui fut à l’origine de notre monde. Et c’est dans un temps hors de notre temps, complices de l’eau venue des étoiles et du formidable éclat de la lumière solaire, qu’elles virent s’ébaucher un miracle tellement extraordinaire que les hommes, plus tard, l’attribueront aux divinités. Un miracle fabuleux que pourtant, chaque être, à sa façon, perpétue depuis la nuit des temps. Le miracle de la vie.
Mais tandis que l’eau chante et court, que la lumière rayonne et joue avec l’ombre, les pierres, elles, se sont installées dans le silence et l’immobilité. Pourtant je vois bien, moi qui les caresse chaque jour du regard et de la main, que si leur discrétion est réelle, leur inertie, elle, n’est qu’apparente. Les pierres frémissent, savez-vous ? Elles chantent même, enfouissant leur voix caverneuse ou cristalline sous les ailes du vent, et frissonnent, se fissurent ou éclatent les soirs de lune ou de grand froid. La force même de leur présence devrait nous enlever jusqu’au moindre doute quant à la puissance de leur énergie, à la certitude de leur vie. Car les pierres sont là partout où l’on va. Majestueuses ou délicates. Sentinelles monumentales et muettes ou esprits bienveillants et espiègles qui se glissent dans nos mains, dans nos poches, dans nos vies. »
Le volcan (p. 33-36)
La turquoise (p. 56-60)
Les fossiles (p. 84-86)
« Les pierres connaissent tout des secrets de l’univers. Elles contiennent, enfouie dans leur mémoire, la mystérieuse extase qui fut à l’origine de notre monde. Et c’est dans un temps hors de notre temps, complices de l’eau venue des étoiles et du formidable éclat de la lumière solaire, qu’elles virent s’ébaucher un miracle tellement extraordinaire que les hommes, plus tard, l’attribueront aux divinités. Un miracle fabuleux que pourtant, chaque être, à sa façon, perpétue depuis la nuit des temps. Le miracle de la vie.
Mais tandis que l’eau chante et court, que la lumière rayonne et joue avec l’ombre, les pierres, elles, se sont installées dans le silence et l’immobilité. Pourtant je vois bien, moi qui les caresse chaque jour du regard et de la main, que si leur discrétion est réelle, leur inertie, elle, n’est qu’apparente. Les pierres frémissent, savez-vous ? Elles chantent même, enfouissant leur voix caverneuse ou cristalline sous les ailes du vent, et frissonnent, se fissurent ou éclatent les soirs de lune ou de grand froid. La force même de leur présence devrait nous enlever jusqu’au moindre doute quant à la puissance de leur énergie, à la certitude de leur vie. Car les pierres sont là partout où l’on va. Majestueuses ou délicates. Sentinelles monumentales et muettes ou esprits bienveillants et espiègles qui se glissent dans nos mains, dans nos poches, dans nos vies. »
(p. 13-14)
Le volcan (p. 33-36)
La turquoise (p. 56-60)
Les fossiles (p. 84-86)