
Isabelle Yafil, le 21 avril 2026 :
« Bonjour Michel,
J’ai terminé hier soir ton Stabat Mater. Quel souffle ! J’ai plongé avec toi au cœur de l’Éthiopie, des soubresauts de la jeunesse, du pouvoir de la musique sacrée sur les âmes exaltées (et obsessionnelles !), des errances et des amours inachevées. Bravo pour ce livre ! Il est foisonnant, touchant. Je pressens qu’il est très personnel et que tu livres beaucoup de toi sous le voile pudique de la fiction. J’ai peut-être moins adhéré avec le personnage mystérieux d’Elena, tant j’aurais sans doute aimé en savoir plus sur elle que ce qu’elle a bien voulu donner au narrateur. Je ne connais pas l’Afrique, encore moins l’Éthiopie, mais j’ai adoré les passages où tu en parles avec une poésie, une force, souvent tragique mais envoûtante.
J’espère que ton livre est accueilli comme il se doit. Tu as tout pour y croire et être fier de ce bel opus. »
Laurent Liot, le 16 avril 2026 :« Je viens de terminer ton livre Stabat Mater et je te remercie pour le plaisir procuré à sa lecture.
Tu as très bien ménagé une progression dans la découverte (haletante) du vrai sujet qui tient au fils Arturo et non à la mère Helena comme on peut le penser au début. J’ai également admiré ta capacité à t’en tenir strictement à deux lignes de force : le Stabat Mater, d’une part ; l’intrigue et les questionnements du narrateur d’autre part, Pour l’intrigue, tu n’as pas cherché à profiter de tous les lieux où tu aurais pu digresser de manière érudite. Du coup, c’est un vrai roman sans fioritures inutiles, auquel le morceau de musique titre fournit un accompagnement somptueux. Seule fausse note (très courte) à mon goût sur ce thème : le couple qui se photographie à Dachau. Je trouve cela gênant pour rien.
Contrepartie de cette grande maîtrise de l’intrigue, il n’y pas beaucoup de place pour faire des transitions crédibles (exil soudain en Éthiopie, apparition subite de Maryam, existence d’une liste des contacts ayant cherché à joindre Arturo). Mais c’est vraiment du détail. Autre conséquence : le personnage de Maryam est sacrifié. Elle est là quand tu as besoin d’elle (pour revenir d’Éthiopie grâce au coup de foudre, pour garder les petits-enfants à Dachau, pour faire des remontrances à son mari sur ses recherches, pour rester à l’hôtel à Naples et pour aller à l’enterrement de sa mère en Éthiopie). Veux-tu la punir de ne pas apprécier le Stabat ? Si c’est cela, sa conversion finale laisse de l’espoir pour la suite. Et je ne suis probablement pas le plus féministe de tes lecteurs !
Merci pour m’avoir fait découvrir le Stabat Mater (peut-être entendu mais oublié), des mots inconnus (s’estamper, clabauder) et une curiosité église orthodoxe + octogonale = orthogonale, et réécouté Harvest.
Merci pour écrire de si beaux livres pour notre plaisir. »
Henri Rouillé d’Orfeuil, le 12 avril 2026 :
« Bonjour Michel,
Un petit mot retour du Stabat Mater sous le regard douloureux de Marie et le drame silencieux d’Helena.
Tout fonctionne bien entre le jeune et le vieil Henri, et entre les quelques personnages? et finalement l’apaisement avec la belle Maryam.
C’est très réussi et très personnel.
Merci pour ce livre. Félicitations. »
