
Introduction – « Être simplement un écrivain » :
« Autant l’avouer, c’est pour le mythe qu’il représente que j’ai d’abord aimé Hemingway. Comme beaucoup de jeunes garçons j’imagine, Ernest était pour moi la figure de l’homme accompli, il était mon héros, au même titre que certains personnages de fiction, comme Corto Maltese ou les cow-boys joués par Clint Eastwood. Je l’avais découvert avec Le Vieil Homme et la Mer. C’est le livre de lui que l’on conseille aux enfants. À l’adolescence, après avoir lu ses nouvelles de chasse et de pêche, j’ai parfois cherché à lui ressembler. Après tout, j’avais moi aussi reçu mon premier fusil pour mes 10 ans et c’était, comme lui, mon père qui m’avait appris à nommer les arbres et à reconnaître les traces des animaux dans les bois. J’étais Ernest ou bien son personnage Nick Adams : la ressemblance me paraissait criante et, disons-le, plutôt flatteuse. Un beau jour cependant, devant un miroir, il me fallut me rendre à l’évidence : avec mon mètre soixante-dix de l’époque et mes 50 kilos, mes chances de lui ressembler devenaient ténues. Il ne me restait plus qu’à continuer à lire ses quelques livres qui traînaient à la maison? et c’était tant mieux ! »
Un Paris littéraire (p. 51-53)
L’Espagne, le soleil et le sang (p. 88-91)
Conclusion – Un homme à la hauteur (p. 161-163)
« Autant l’avouer, c’est pour le mythe qu’il représente que j’ai d’abord aimé Hemingway. Comme beaucoup de jeunes garçons j’imagine, Ernest était pour moi la figure de l’homme accompli, il était mon héros, au même titre que certains personnages de fiction, comme Corto Maltese ou les cow-boys joués par Clint Eastwood. Je l’avais découvert avec Le Vieil Homme et la Mer. C’est le livre de lui que l’on conseille aux enfants. À l’adolescence, après avoir lu ses nouvelles de chasse et de pêche, j’ai parfois cherché à lui ressembler. Après tout, j’avais moi aussi reçu mon premier fusil pour mes 10 ans et c’était, comme lui, mon père qui m’avait appris à nommer les arbres et à reconnaître les traces des animaux dans les bois. J’étais Ernest ou bien son personnage Nick Adams : la ressemblance me paraissait criante et, disons-le, plutôt flatteuse. Un beau jour cependant, devant un miroir, il me fallut me rendre à l’évidence : avec mon mètre soixante-dix de l’époque et mes 50 kilos, mes chances de lui ressembler devenaient ténues. Il ne me restait plus qu’à continuer à lire ses quelques livres qui traînaient à la maison? et c’était tant mieux ! »
(p. 5)
Un Paris littéraire (p. 51-53)
L’Espagne, le soleil et le sang (p. 88-91)
Conclusion – Un homme à la hauteur (p. 161-163)