
Questions australiennes :
« On est généralement d’accord pour attribuer une grande part de la prospérité d’un peuple aux conditions physiques au milieu desquelles il se développe. L’étude de ces conditions offre un intérêt plus particulier encore quand il s’agit d’un continent comme l’Australie, où les représentants les plus extrêmes de la race humaine, les plus dégradés et les plus civilisés, sont en présence. Comment ceux-ci prospèrent-ils dans le pays même où les autres n’ont pu ni se multiplier ni s’élever aux plus modestes jouissances de la vie commune ? Qu’est-ce qu’une contrée où des voyageurs meurent de faim dans le désert, et où cependant s’improvisent en trente ans des villes comme Melbourne avec 150 000 habitants ? La civilisation, après avoir passé lentement et par l’effort de vingt siècles de l’Euphrate en Grèce, de la Grèce à Rome, de Rome à l’Europe occidentale, va-t-elle franchir les océans par un bond prodigieux et atteindre chez nos antipodes ses extrêmes limites ? ou bien le développement que les colonies australiennes ont acquis est-il factice et temporaire ? »
En terrain accidenté (p. 127-128)
Attaque boomerang (p. 158-161)
Problèmes de vivres (p. 343-345)
« On est généralement d’accord pour attribuer une grande part de la prospérité d’un peuple aux conditions physiques au milieu desquelles il se développe. L’étude de ces conditions offre un intérêt plus particulier encore quand il s’agit d’un continent comme l’Australie, où les représentants les plus extrêmes de la race humaine, les plus dégradés et les plus civilisés, sont en présence. Comment ceux-ci prospèrent-ils dans le pays même où les autres n’ont pu ni se multiplier ni s’élever aux plus modestes jouissances de la vie commune ? Qu’est-ce qu’une contrée où des voyageurs meurent de faim dans le désert, et où cependant s’improvisent en trente ans des villes comme Melbourne avec 150 000 habitants ? La civilisation, après avoir passé lentement et par l’effort de vingt siècles de l’Euphrate en Grèce, de la Grèce à Rome, de Rome à l’Europe occidentale, va-t-elle franchir les océans par un bond prodigieux et atteindre chez nos antipodes ses extrêmes limites ? ou bien le développement que les colonies australiennes ont acquis est-il factice et temporaire ? »
(p. 79-80)
En terrain accidenté (p. 127-128)
Attaque boomerang (p. 158-161)
Problèmes de vivres (p. 343-345)