
Sans escale, Un tour du monde en solitaire à la voile
Christophe Houdaille
Raconter la mer, la mer affrontée seul : tel est le défi que Christophe Houdaille a relevé. Ayant appareillé des Malouines sur Saturnin, son fidèle cotre de 11 mètres, le navigateur connaît les houles du Grand Sud, les bords tirés pour doubler les caps de Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn, le renoncement aux îles qu’on laisse dans son sillage. Il connaît aussi la compassion face à la daurade qu’il libère et au passereau qui trouve refuge sur le pont ; il goûte la compagnie des dauphins et, plus rare, l’escorte d’un groupe de cachalots. Il connaît enfin la veille et le point fait aux étoiles, les prises de ris, le pont balayé par les embruns et la cabine chamboulée par les vagues. Il éprouve la solitude et le doute de ne pas parvenir à relever le défi qu’il s’est assigné : sans escale, pour mieux communier avec la mer et le monde.
