
Le soleil du Pacifique – Hey mate, the Far West ! :
« Lorsque deux navigateurs se croisent, leur rencontre est toujours plus riche qu’un simple contact car ils sont habités par la même passion. Parmi les navigateurs, on retrouve tous les types humains : les gros, les maigres, les timides, les démonstratifs, les bavards, les renfermés, les riches parfois, les pauvres le plus souvent? Mais la barrière est franchie au premier “Bonjour, vous arrivez d’où ?” On échange ses impressions, ses idées, son matériel, on veut donner, donner encore parce qu’on sent qu’on reçoit beaucoup ; quelque chose de plus précieux que le récit, la carte perdue et que remplace un hâtif croquis, quelque chose d’autre que le verre bu qui est exotique même si c’est simplement un verre d’eau. Une seule nuit de mouillage passée à converser autour de la lampe à pétrole est souvent plus enrichissante que des centaines de rencontres à terre. De ce soleil-là aussi, Damien a besoin. Un navigateur a besoin de sentir le sel des autres navigateurs. Ensuite, c’est une libération de repartir avec l’assurance que la mer ne nous trompe pas, que ces impressions de quart, quasi charnelles, de la vague qui frappe l’étrave, du grain qui menace, de la visite d’un oiseau, de la petite vie tranquille du bord ne sont ni fausses ni idéalisées. Et aujourd’hui, nous avons besoin d’apporter notre sel des mers australes et de sentir celui des autres. »
Le délire amazonien – La misère au soleil (p. 209-210)
Damien tête en bas – Survivre (p. 286-287)
Le retour – Damien est revenu ! (p. 595-597)
« Lorsque deux navigateurs se croisent, leur rencontre est toujours plus riche qu’un simple contact car ils sont habités par la même passion. Parmi les navigateurs, on retrouve tous les types humains : les gros, les maigres, les timides, les démonstratifs, les bavards, les renfermés, les riches parfois, les pauvres le plus souvent? Mais la barrière est franchie au premier “Bonjour, vous arrivez d’où ?” On échange ses impressions, ses idées, son matériel, on veut donner, donner encore parce qu’on sent qu’on reçoit beaucoup ; quelque chose de plus précieux que le récit, la carte perdue et que remplace un hâtif croquis, quelque chose d’autre que le verre bu qui est exotique même si c’est simplement un verre d’eau. Une seule nuit de mouillage passée à converser autour de la lampe à pétrole est souvent plus enrichissante que des centaines de rencontres à terre. De ce soleil-là aussi, Damien a besoin. Un navigateur a besoin de sentir le sel des autres navigateurs. Ensuite, c’est une libération de repartir avec l’assurance que la mer ne nous trompe pas, que ces impressions de quart, quasi charnelles, de la vague qui frappe l’étrave, du grain qui menace, de la visite d’un oiseau, de la petite vie tranquille du bord ne sont ni fausses ni idéalisées. Et aujourd’hui, nous avons besoin d’apporter notre sel des mers australes et de sentir celui des autres. »
(p. 465-466)
Le délire amazonien – La misère au soleil (p. 209-210)
Damien tête en bas – Survivre (p. 286-287)
Le retour – Damien est revenu ! (p. 595-597)