
Imprévisibilité :
« Windsurfer se résume à un état d’esprit, une volonté d’introduire dans nos vies la magie sauvage des vagues ; il n’y reste rien de palpable, pas même un carnet de bord, de course. La pratique s’affadit dans les photos et il ne me déplaît pas que le windsurf se révèle impossible à capturer. Rien ne transparaît, on n’imagine pas une seconde ce qu’il contient. On ne peut que s’en imprégner avec le temps, au contact des éléments, à force de fatigue. On ne garde rien, on n’emporte rien, même les expériences de navigation se diluent, la mer nous échappe, et c’est aussi pour cette raison que nous y revenons. Le windsurf va avec le hasard, le magnifique hasard d’une session. Nous devons nous laisser surprendre, suivre les flux et reflux de l’océan, les intermittences du vent. Le windsurf rompt les amarres de l’habitude, déjoue et brise le solide, l’ancrage, le confort. En mer, les repères sont mouvants : le windsurf bouleverse nos automatismes et propose une réflexion de la sensation. Le vent fort balaie l’esprit de sérieux, absorbe les pensées qui s’entortillent sur elles-mêmes, déploie l’âme qui se replie entre les murs des habitations, et attise nos fougues. »
En Méditerranée (p. 14-16)
À l’origine du windsurf (p. 35-37)
Forces éoliennes (p. 60-62)
« Windsurfer se résume à un état d’esprit, une volonté d’introduire dans nos vies la magie sauvage des vagues ; il n’y reste rien de palpable, pas même un carnet de bord, de course. La pratique s’affadit dans les photos et il ne me déplaît pas que le windsurf se révèle impossible à capturer. Rien ne transparaît, on n’imagine pas une seconde ce qu’il contient. On ne peut que s’en imprégner avec le temps, au contact des éléments, à force de fatigue. On ne garde rien, on n’emporte rien, même les expériences de navigation se diluent, la mer nous échappe, et c’est aussi pour cette raison que nous y revenons. Le windsurf va avec le hasard, le magnifique hasard d’une session. Nous devons nous laisser surprendre, suivre les flux et reflux de l’océan, les intermittences du vent. Le windsurf rompt les amarres de l’habitude, déjoue et brise le solide, l’ancrage, le confort. En mer, les repères sont mouvants : le windsurf bouleverse nos automatismes et propose une réflexion de la sensation. Le vent fort balaie l’esprit de sérieux, absorbe les pensées qui s’entortillent sur elles-mêmes, déploie l’âme qui se replie entre les murs des habitations, et attise nos fougues. »
(p. 87)
En Méditerranée (p. 14-16)
À l’origine du windsurf (p. 35-37)
Forces éoliennes (p. 60-62)