
Sur les routes :
« La moto s’impose, comme le désir et l’amour. Tous les amateurs vivent une vraie romance avec leur machine. C’est l’histoire d’une rencontre, l’histoire d’une étincelle dans le moteur, d’une force divine. Moi, au premier coup d’œil, j’ai été séduite par son charme intemporel. Sa forme et ses lignes expriment une harmonie évidente, une grande finesse. Simple, légère et sans artifice, à l’intérieur comme à l’extérieur, elle me plaît, je peux la regarder pendant des heures. Bien sûr, je l’ai apprivoisée, nous avons tissé des liens. J’ai découvert ses replis et ses mystères, je me suis laissé guider par le doux ronronnement de son moteur, ses cliquetis réguliers, sa mélodie, son crissement. Quand mes gestes sont sûrs et précis, avec douceur, je la sens vibrer. Alors, nos énergies fusionnent, et l’on s’élance à chaque virage dans des descentes frissonnantes. Impulsive, robuste, elle affronte tous les dangers avec grâce et détermination, et ne recule jamais. Mais elle peut rugir si je lui mène la vie dure. J’essaie toujours de l’écouter, de conduire avec tendresse, et de la convaincre de repartir quand rien ne va. Au fil du temps, j’ai compris qu’elle était à la fois courageuse, fidèle et fragile. Entre nous, aujourd’hui, il est toujours question d’incertitude, mais aussi de confiance et de respect. Je rougis un peu d’avouer que nous avons besoin l’une de l’autre ; je la fais avancer, elle m’emmène sur les routes du monde. »
Premiers tours de roue (p. 14-16)
La vie au grand air (p. 32-34)
Contradictions (p. 64-66)
« La moto s’impose, comme le désir et l’amour. Tous les amateurs vivent une vraie romance avec leur machine. C’est l’histoire d’une rencontre, l’histoire d’une étincelle dans le moteur, d’une force divine. Moi, au premier coup d’œil, j’ai été séduite par son charme intemporel. Sa forme et ses lignes expriment une harmonie évidente, une grande finesse. Simple, légère et sans artifice, à l’intérieur comme à l’extérieur, elle me plaît, je peux la regarder pendant des heures. Bien sûr, je l’ai apprivoisée, nous avons tissé des liens. J’ai découvert ses replis et ses mystères, je me suis laissé guider par le doux ronronnement de son moteur, ses cliquetis réguliers, sa mélodie, son crissement. Quand mes gestes sont sûrs et précis, avec douceur, je la sens vibrer. Alors, nos énergies fusionnent, et l’on s’élance à chaque virage dans des descentes frissonnantes. Impulsive, robuste, elle affronte tous les dangers avec grâce et détermination, et ne recule jamais. Mais elle peut rugir si je lui mène la vie dure. J’essaie toujours de l’écouter, de conduire avec tendresse, et de la convaincre de repartir quand rien ne va. Au fil du temps, j’ai compris qu’elle était à la fois courageuse, fidèle et fragile. Entre nous, aujourd’hui, il est toujours question d’incertitude, mais aussi de confiance et de respect. Je rougis un peu d’avouer que nous avons besoin l’une de l’autre ; je la fais avancer, elle m’emmène sur les routes du monde. »
(p. 46-48)
Premiers tours de roue (p. 14-16)
La vie au grand air (p. 32-34)
Contradictions (p. 64-66)