
Flibustier des cimes :
« Lorsque je me hisse au faîte d’un pin maritime à l’embouchure de la Gironde, un phare apparaît au loin, unique repère émergeant du moutonnement égal et brillant des aiguilles. D’escalade en escalade, ce phare est comme une invitation puissante à la traversée de la forêt, mais aussi à un voyage intérieur, vers ce lieu enfoui en nous qui s’émeut de la vision d’une lisière en pleine ville, comme si là se trouvait dissimulée une promesse ou une réponse, une sente qui nous mènerait loin du monde des hommes, de leur emprise technologique et des certitudes civilisatrices. Vers un germe de renaissance, un motif d’éveil, les prémices d’une innocente et enivrante sauvagerie.
Cette traversée, peut-être l’ai-je entreprise dès l’enfance, par la lecture d’une bande dessinée. Son héros échappait à ses poursuivants en rejoignant une autre dimension : il naviguait au-dessus des arbres, son voilier cinglant le feuillage d’un infini massif de chênes. Un flibustier des cimes ! Longtemps dans son sillage j’ai vogué sur les horizons révélés par cette étrange transgression, étonné toujours et ravi de ne jamais sombrer entre deux arbres. »
Le bonheur du récolteur (p. 22-26)
Forêt magique (p. 29-31)
Forêt vitale (p. 33-36)
« Lorsque je me hisse au faîte d’un pin maritime à l’embouchure de la Gironde, un phare apparaît au loin, unique repère émergeant du moutonnement égal et brillant des aiguilles. D’escalade en escalade, ce phare est comme une invitation puissante à la traversée de la forêt, mais aussi à un voyage intérieur, vers ce lieu enfoui en nous qui s’émeut de la vision d’une lisière en pleine ville, comme si là se trouvait dissimulée une promesse ou une réponse, une sente qui nous mènerait loin du monde des hommes, de leur emprise technologique et des certitudes civilisatrices. Vers un germe de renaissance, un motif d’éveil, les prémices d’une innocente et enivrante sauvagerie.
Cette traversée, peut-être l’ai-je entreprise dès l’enfance, par la lecture d’une bande dessinée. Son héros échappait à ses poursuivants en rejoignant une autre dimension : il naviguait au-dessus des arbres, son voilier cinglant le feuillage d’un infini massif de chênes. Un flibustier des cimes ! Longtemps dans son sillage j’ai vogué sur les horizons révélés par cette étrange transgression, étonné toujours et ravi de ne jamais sombrer entre deux arbres. »
(p. 17-18)
Le bonheur du récolteur (p. 22-26)
Forêt magique (p. 29-31)
Forêt vitale (p. 33-36)